Colloques CEAP, 2026

Les élites arabes : Action et fonction entre savoir, pouvoir et société

L’objectif de ce premier colloque, dans la série « les élites arabes النخب العربية» est de proposer une lecture descriptive et critique des rôles et des trajectoires parcourus par l’élite arabe. Il s’agit d’une approche à la fois, historique analytique et interprétative argumentative à partir des textes et des discours principalement.

Avril 2027

Paris, FRANCE

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Le cadre théorique et les problématiques

Le postulat selon lequel les élites jouent un rôle central dans la détermination des voies du changement culturel, social et politique, apparaît comme l’un des postulats les plus solides dans les théories de la pensée politique et sociale en général. C'est un postulat qui repose intrinsèquement sur le rôle de leadership joué par les élites dans l'histoire des sociétés et des nations surtout en phases de changement. Pour cette raison, tout changement est précédé par des vagues d’efforts théoriques qui posent les premières pierres de sa réalisation. Les courants de pensée sont nés dans ce contexte précis. Des projets, portés par des écoles de pensée ont réussi dans certains contextes à activer un processus de changement, comme ce fut le cas avec les courants libéraux, communistes, nationalistes ou conservateurs. Les modèles intellectuels inscrits à gauche, par exemple, que ce soit dans leur configuration socialiste, communiste ou autre, ne sont en effet que la face théorique du projet socioculturel qui a accédé au pouvoir dans de nombreux pays. Ce modèle de changement a été pensé puis exprimé en théorie et en pratique par des élites bien précises ayant supervisé sa conception et sa mise en œuvre. De ce fait, la région arabe n’a pas échappé à un schéma universel. Le premier défit dans l’approche des trajectoires parcourues par l’élite arabe est relatif à la détermination de la catégorie même. Comment définir une élite ? Est-ce par rapport à son statut social, financier, académique, politique, artistique ou autre ? Est-ce en s’appuyant sur son école de pensée ? Est-ce une genèse intrinsèque ou une production artificielle? Quels sont les paramètres qui interviennent dans la détermination de son statut ? Le monde arabe constitue un espace singulier avec ses propres caractéristiques historiques, linguistiques et culturelles. Bien qu’il conserve un nombre de traits communs pour son statut social universel, son rapport historique à l’Occident va déterminer en grande partie sa genèse moderne, ses trajectoires et ses références intellectuelles. L’état de fascination -aveuglante parfois- ou celui d’inspiration -anarchique et trempeuse toujours- du schéma occidental va contribuer activement à la définition du statut et des projets des élites arabes pendants plus d’un siècle. Par ailleurs, des courants de pensée ont commencé à se former depuis la fin du 19 e siècle. Ils ont, par la suite, constitué les principales écoles définies essentiellement par des tendances politiques s’appuyant sur des références distinctes, mais ayant des objectifs semblables. En apparence, dans le texte, le discours et les slogans, c’est uniquement la méthode qui différencie des élites ayant le même objectif, la libération, la souveraineté et le développement, mais l’action et les trajectoires révèlent une réalité beaucoup plus complexe. Il ne s’agit de méthode que partiellement, l’échec historique de l’élite arabe à engager un changement sociale, politique ou culturel, va révéler des données ambiguës, quant à son rôle et ses rapports au pouvoir politique et financier. D’autre part, la notion de l’élite diffère considérablement entre le statut d’un intellectuel lettré et un notable dans un groupe social. Si le terme, élite renvoie à une catégorie globale comme un groupe sélectionné, il se manifeste aussi, sur le plan individuel avec l’intellectuel comme configuration singulière du savoir et de l’engagement. L’intellectuel, l’école de pensée et l’élite comme forme globale sont les trois configurations majeures de l’intelligentsia. Par ailleurs, les qualités requises pour sélectionner une élite ne sont pas toujours claires et les mécanismes établissant cette sélection ne le sont pas non plus. Par contre, deux éléments demeurent déterminants. Il y a premièrement le contexte historique moderne marqué par la colonisation, la post-colonisation et la dictature dans tous les pays arabes. Ce fait est de notre point de vue le trait différentiel qui caractérise l’élite arabe dans sa genèse, des trajectoires et ses projets. Le deuxième élément concerne la stabilité de la référence idéologique dans presque tous les courants de l’intelligentsia arabe. Il est par conséquent rare de ne pas pouvoir classer un intellectuel ou une école de pensée dans un courant qui détermine sa vision du changement et qui lui procure une identité savante.  Le courant nationaliste التيار القومي , par exemple, qui a vu le jour dès la première moitié du XXe siècle, avait élaboré des textes et des projets de changement avant d'accéder au pouvoir dans un grand nombre de pays arabes. Il a réussi, par la suite, à gouverner l'Egypte, la Syrie, l'Irak et la Libye... et a engagé des modèles économiques, politiques et socioculturels ayant abouti par la suite à des structures militaires, avec le régime baasiste en Syrie et en Irak, nassérien en Egypte et le régime populiste de Kadhafi en Libye. Les courants libéraux, islamistes et de gauche n’ont pas dérogé à cette trajectoire, malgré les différences marquantes entre leurs liens au pouvoir d’une part, et leurs pratiques sociales d’autre part.  Les islamistes الإسلاميون n’ont pas accédé au pouvoir que dans des contextes très particuliers comme le wahhabisme en Arabie Saoudite, mais sont restés historiquement en conflit permanent avec les régimes en place, comme c’était le cas des Frères Musulmans en Egypte, en Tunisie ou en Syrie. Leur modèle de changement sociopolitique est resté très attirant pendant plus d’un siècle car ils puisaient leurs références dans un socle commun, le socle religieux. Cette attractivité des courants conservateurs, en général est des islamistes, en particulier n’a pas abouti à un projet de changement recevable. De plus, ils sont accusés d’avoir participé intentionnellement (ou non) à l’échec du printemps arabe et d’autres projets de changement.  Quant aux courants de gauche اليسار العربي , ils ont échoué à convaincre une société largement conservatrice et sont restés des courants élitistes dont l’action principale se limite à certains domaines au sein de la structure de l’État, notamment l’éducation et la culture. On reproche à la gauche arabe sa déconnexion de la réalité sociale et culturelle, surtout, son rapport instable à l’identité et à la religion. Elle n’a pas réussi à proposer un modèle social qui ne soit pas en confrontation perpétuelle avec la religion et les courants conservateurs. Basé son projet politique sur le rejet de l’autre et sur la négligence de la réalité sociale ne constitue pas en soi un projet de changement convaincant surtout dans une société à majorité musulmane.  Quant au libéralisme arabe اللبرالية العربية, il n’a pas réussi à ancrer les valeurs libérales de liberté, de démocratie et de l’état de droit face à la dictature naissante. Au contraire, Il a consolidé l’emprise des régimes en place en leurs fournissant les cadres et l’expérience nécessaires à leurs survie et à leurs pérennité en Tunisie, en Algérie, au Liban, en Syrie, en Egypte et même dans les pays du Golfe. Sa proximité avec l’Occident n’a pas servi la cause des libertés et du développement, mais a garanti aux libéraux, grâce à leur aspect technocrate et technique, un positionnement articulatoire dans l’appareil de l’Etat. Cette particularité a servi plus à la consolidation de la dictature qu’a la propagation des valeurs démocratiques et libéraux que le libéralisme arabe prétendait défendre. Un événement bien particulier, révélateur et inattendu va permettre d’évaluer avec plus de précision, l’apport et la portée des projets de changement proposés auparavant. Ce sont les « révolutions du printemps arabe » qui vont mettre en place une grille de lecture, à la fois théorique et empirique capable de lire les rôles joués par cette élite en comparaison avec ses projets de changement. C’est dans ce cadre théorique global, que nous chercherons à proposer des approches différentes et interdisciplinaires capables d’évaluer le statut et la fonction de l’élite en général et de l’élite arabe en particulier. Notre framework demeure à la fois descriptif, analytique et interprétatif. Il ne cherche pas à apporter un jugement, mais s’attache à décrypter les trajectoires ayant caractérisé l’apport de l’élite arabe au changement socioculturel. Comprendre le fonctionnement interne de l’intelligentsia arabe et déterminer les dynamiques, les variables et les constantes ayant conduit à son état d’inertie actuel est l’objectif fondamental de ce travail. Qu’entendons-nous par « les élites », en général et « les élites arabes », en particulier ? comment approcher leur(s) statut(s) ? Quelles sont les différentes écoles de l’intelligentsia arabe ? Comment évaluer leurs projets de changement ? Pourquoi ont-t-elles échoué lors du «printemps arabe» ? Quelle perspective pour une élite en état de stagnation ? Comment définir leurs rapports à la société, d’un côté et au pouvoir politique d’un deuxième côté ? Peut-on parler d’une élite arabe indépendante ? Existe-t-il aujourd’hui des projets de relecture et de révision des trajectoires de l’élite arabe ?

أبريل 2027

باريس، فرنسا

نحميل الإطار العام للمؤتمر

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النخب العربية بنيةً ووظيفةً : بين المعرفة والسلطة والمجتمع

هذا هو المؤتمر الأول في "مشروع قراءة النخب العربية بنية ووظيفة" وهو يهدف إلى استقراء تحليلي نقدي للأدوار التي نهضت بها النخب العربية في منطقة المشرق العربي ومغربه سواء تعلق ذلك بممارسة السلطة أو المعارضة أو صياغة منوالات التغيير. تندرج هذه القراءة من جهة السياق و الإطار الزمني في ضوء المرحلة التاريخية التي امتدت من بداية ثورات الربيع العربي في أواخر سنة 2010 إلى اليوم. أي أنها مقاربة تستقرئ تجارب النخب العربية في هذه المرحلة وعلى ضوئها تأسيسا على المشاريع والتجارب والشعارات والأدبيات التي اقترحتها بناءً فكريا لمرجعيتها النظرية منذ نشأتها.

تبدو المُسلّمة القائلة بالدور المركزي للنخب عامة في بناء مسارات التغيير السياسي والاجتماعي تنظيرا وتخطيطا وممارسة أحد أصلب المسلمات النظرية في نظريات الفكر السياسي والاجتماعي عامة. وهي مسلمة تتأسس داخليا على البعد القيادي الذي نهضت به النخب في تاريخ المجتمعات بمدارسها الدينية أو السياسية أو الفكرية أو غيرها. لهذا كان التغيير الاجتماعي أو السياسي مسبوقا دوما بموجات من الفعل النظري الذي يضع الأسس الأولى لشروط التغيير ومساراته وأهدافه. لذا تكونت عبر التاريخ مدارس وتيارات فكرية وفلسفية عبّرت عنها نخب سياسية واجتماعية وثقافية وفنية ... نجحت في صياغة مشاريع التغيير ثم قادت في مراحل معينة عملية التغيير نفسها مثلما حدث مع التيارات اللبرالية أو الشيوعية أو القومية أو غيرها. فليست النماذج الفكرية اليسارية مثلا في وجهها الاشتراكي أو الشيوعي إلا الوجه النظرية للمشروع السياسي الذي وصل إلى السلطة في مناطق عديدة من العالم. هذا النموذج عبرت عنه نظريةً وتطبيقا نخبٌ بعينها هي من أشرفت على هندسته وإجرائه. لم تخرج المنطقة عن هذا النسق العالمي العام فالتيارات القومية مثلا والتي تأسست فكريا منذ النصف الأول من القرن العشرين قد صاغت مشاريع التغيير ثم وصلت إلى السلطة في عدد كبير من الدول العربية. نجحت التيارات القومية العربية في حكم مصر وسوريا والعراق وليبيا ... وصاغت منوالاتها الاقتصادية والاجتماعية والفكرية والإعلامية .... Colloque. CASD -2026. 2027. Page | 2 التي انتهت بها إلى أنظمة عسكرية دكتاتورية مع النظام البعثي في سوريا والعراق والنظام الناصري في مصر والنظام الجماهيري مع القذافي. لم تخرج التيارات اللبرالية والإسلامية واليسارية عن المسار التيار القومي رغم الفروق الكبيرة بينها في علاقاتها بالسلطة من جهة والممارسة الاجتماعية من جهة أخرى. فالإسلاميون مثلا لم يصلوا إلى الحكم إلا في سياقات خاصة جدا لكنهم بقوا تاريخا في علاقة صدام دائم مع السلطة مثلما هو حال جماعة الإخوان المسلمين في مصر أو تونس أو سوريا. أما التيارات اليسارية العربية فرغم فشلها الكبير في الإقناع الاجتماعي إلا أنها بقيت تيارات نخبوية تقتصر حركتها على نطاقات معينة داخل بنية الدولة مثل التعليم والثقافية خاصة. أما التيارات اللبرالية فرغم طابعها التكنوقراطي إلا أنها نجحت في تأمين السلطة عبر مدّها بالأطر الميدانية والفكرية لتأسيس الحكم وضمان استمرارها في تونس والجزائر ولبنان وسوريا ومصر وكذلك في دول الخليج. لكن أهم الأحداث التي فرضت بالقوة إعادة قراءة النخبة كيانا وبنية ووظيفة هي "ثورات الربيع العربي" التي كانت أولا وقبل كل شيء ثورات غير نخبوية. لم يكن الانفجار التونسي الكبير في بداية سنة 2011 ونهاية 2010 حدثا نخبويا مطلقا وحتى الثورات التي أعقبته بفعل العدوى الاجتماعية في ليبيا ومصر وسوريا لم تكن أبدا ثورات أعدت لها أو قادتها نخب سياسية أو فكرية من المدارس والتيارات التي ذكرناها. بل إن ما حدث هو العكس تماما إذ يرى عدد كبير من الباحثين عن صواب أن شرط نجاح الموجات الثورية العربية في 2011 إنما يعود أساسا إلى غياب النخب الإيديولوجية السياسية عن قيادة موجات التغيير وهو ما عجّل بسقوط واجهة الأنظمة قبل أن تعود من جديد عبر الانقلابات العسكرية والفوضى فيما بعد بفضل هذه النخب نفسها. لكنّ فشل المسارات الانتقالية في تونس وليبيا ومصر خاصة ثم عودة الاستبداد والفوضى إنما يفسره آخرون بغياب النخب عن قيادة موجة التغيير. فالثورات التي كانت تلقائية بفعل الاحتقان الاجتماعي والفساد في تونس ثم بفعل العدوى الثورية في مصر ثم ليبيا إنما كانت فعلا عشوائيا لذا انتهى بالفشل وعودة الاستبداد غبر الانقلابات العسكرية. إن غياب القيادة والتخطيط والمسؤولية التاريخية عن منطلقات الثورة هي التي حكمت عليها بالفشل حسب رأي كثيرين. قراءات أخرى ترى أن الحركة الاعتباطية العشوائية التي أسقطت واجهة النظام الحاكم أنجزت في ظرف قياسي ما كانت تحلم به النخب العربية طوال عقود ثم سلّمت السلطة إلى هاته النخب بما فيهم الإسلاميون والقوميون واللبراليون واليساريون الذين فشلوا في إدارة المسار الانتقالي بسبب صراعاتهم الفكرية والسياسية تحديدا وطغيان المطامع الفردية والحزبية الضيقة على المشروع الأكبر. بل إن قراءات أخرى ترى أن سبب انهيار الثورات وعجزها عن تحقيق أهدافها إنما سببه نخبٌ تسلمت ثورة لم تشارك في إنجازهما بل ركبتها واستفادت منها ثم خربتها عن قصد أو عن غفلة. لكن مهما كانت المآلات فإن تجرية الربيع العربي تمثل اليوم أثمن الدروس وأخطر التجارب التي سمحت بقراءة فعل النخب العربية ووفرت الآليات وشبكات التشفير القادرة على تبيّن العلاقات بين الشعارات التي رفعتها النخب حين كانت معارضة للاستبداد وبين حقيقة ممارسة السلطة. كشفت ثورات الربيع أيضا سلوك النخب العربية في فضاءات الحرية بعد أن كانت لعقود تتهم الاستبداد وغياب الحرية بأنه العائق الأساسي أمام تحرير طاقاتها وقدراتها على نقل المجتمعات العربية من حالة الركود والاستبداد إلى حالة الفعل الحضاري القادر على تحويلها إلى حالة الفاعل التاريخي. لقد قدمت مرحلة الثورات على قصرها التاريخي زخما تجريبيا وحضاريا عميقا لأنها لم تقتصر على كشف الثغرات التي تعاني Colloque. CASD -2026. 2027. Page | 2 منها النخب في أبنيتها المعرفية بل عرّت الفراغ الأخلاقي الذي ضرب جوهر الممارسة الفكرية عندها سواء على المستوى الفردي أو جماعي. يمثل "مشروع قراءة مسارات النخب العربية" وأدوارها التاريخية ضرورة معرفية اليوم ويهدف إلى تحقيق غايتين أساسيتين : أما الأولى فتتعلق بتوفير قراءة تحليلية نقدية للأدوار التي نهض هذا المكون المركزي في مراحل التحول الاجتماعي والسياسي والثقافي في المنطقة داخل سياقات مختلفة في المشرق والمغرب. أما الغاية الثانية فتتمثل في توفير شبكة من الخلاصات التقيمية التي توفر مساحة ضرورية لمراجعة أداء النخب العربية خلال مراحل التغيير الاجتماعي لمنع تجدد حالات الفشل الجماعي والفردي. إنها مساهمة معرفية ضرورية في هذا السياق التاريخي الحرج الذي تمر به المنطقة للمشاركة في تبيّن مواطن الخلل التي تعاني منها الأدوات التي كانت قادرة على تأمين التحول الاجتماعي والسياسي. إن المسؤولية التاريخية والمعرفية تفرض تفكيك الوحدات التي ساهمت بقوة في تأبيد حالة الشلل التي تعاني منها المجتمعات العربية بسبب عطالة أدوات التغيير وعلى رأسها النخب والمثقفون. لا يهدف هذا المشروع إلى محاكمة المثقف النخبوي في شكله الفردي أو الجماعي بقدر ما يسعى إلى تفكيك الشفرات الداخلية التي حالت دون نجاحه في تحقيق ما حققته نخب أخرى في مجتمعات عرفت مسارات مشابهة للسياقات العربية. إن فهم الشروط التي حالت دون تأمين المسارات الانتقالية هي المفتاح الأساسي القادر على نسف الذرائع الواهية التي تعلق بها المثقف العربي وعلى رأسها الاستبداد والمؤامرات الخارجية.

الإطار النظري

ما النخبُ عامة وما النخب العربية خاصة مفهوما وبنية ووظيفة ؟ ما هي الأدوار التي نهضت بها النخب العربية عبر تاريخها ؟ كيف نقارب الممارسة السياسية والفكرية إجرائيا في ضوء النص النظري الذي كان يروّج لشكل هذه الممارسة ؟ هل طبّق المثقف العربي الشعارات التي كان ينادي بها ؟ لماذا فشلت النخب العربية في تأمين المسارات الانتقالية في تونس ومصر وليبيا وسوريا مثلا خلال الربيع العربي ؟ هل كان سقوط الاستبداد أو واجهته كافيا لبناء التغيير ؟ كيف كانت علاقتها بالسلطة تنظيرا وممارسة ؟ هل حققت النخب العربية استقلاليتها الفكرية والسياسية عن الخارج ؟ ما سبب عدائها للهوية أو ذوبانها فيها ؟ هل أجرت النخب العربية مراجعات تقييمية أو قراءات نقدية بعد انكسار مسارات التغيير لثورات الربيع بين 2010 /2025 ؟ أين مكمن الخلل في قدرة النخب على تحقيق التغيير ومنع تجدد الاستبداد وشروطه ؟

الإشكاليات

يتأسس منهجُ المقاربة على النصّ وتحليل الخطاب منطلقا ومسارا وغاية حيث يمثل تحليل المرجع اللساني الخلفية المركزية للوصف والتأويل.  يضمن هذا المنهج استقرار المعطيات التحليلية واستقراء الفرضيات على أسس لسانية يمكن حصرها كمًّا ودلالة وسياقا.  يعتمد المنهج على ثلاثية الوصف والتحليل والتأويل باعتبارها المسارات الثلاثة المعتمدة في هذا الإطار وهي تجمع بين القراءات التاريخية والاجتماعية واللسانية أساسا.

المنهج